Le vignoble de Bourgogne se situe dans la vallée de la Saone, entre Dijon et Mâcon. Il faut également y ajouter quelques micros terroirs comme Chablis.
4 grands terroirs de Dijon à Mâcon :
- Côte de Nuits : la région des grands vins rouges (Gevrey Chambertin, Vosne Romanée, Nuits Saint-Georges...)
- Côte de Beaune : les meilleurs blancs de Bourgogne.
- Côte Chalonnaise
- Le Maconnais
40% des AOC françaises sont concentrées en Bourgogne.
Cépages :
- Rouges : le pinot noir
- Blancs : le chardonnay
Autrefois, ces vignobles étaient entretenus par des religieux. Ils avaient le savoir faire du vin et c'est eux qui cultivaient, élevaient et stockaient. Au fur et à mesure des années, ils ont cadastré la région en mettant en valeur les parcelles donnant des grands vins. Ce découpage a donné naissance à la classification en grands crus et premiers crus de Bourgogne.
En résumé, on trouve par ordre croissant :
- Les appellations régionales : Bourgogne
- Les appellations communales : Chablis, Gevrey-Chambertin
- Les appellations communales 1er cru : Chablis 1er Cru
- Les appellations communales 1er cru et climat : Chablis 1er Cru les Vaillons
- Les appellations communales Grand Cru : Chablis Grand Cru
- Les appellations communales Grand Cru et climat : Chablis Grand Cru Bougros
Les deux critères les plus importants pour différencier les Bourgognes sont le terroir (appellation/climat) et le vinificateur.
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Le mythe : la Romanée Conti
C'est le vin mythique de Bourgogne, intouchable de part son prix mais surtout l'excès de demande (milliardaires du monde entier, la restauration de luxe...). Sa production est tellement faible qu'elle s'achète dans une caisse de 12 grands vins de Bourgogne qui ne contient qu'une bouteille de Romanée Conti.
Gamme de prix
Le vin de Bourgogne ne supporte pas la médiocrité. Souvent, il faut mettre le prix pour obtenir quelque chose de réellement agréable, aux alentours de 20 à 30 euros.
- A l'oeil : robe soutenue, jaune paille tirant au verdâtre, très brillant, reflets argentés et des larmes !
- Au nez : nez discret, agrumes, citronnelle, avec une point anisée, crosse de fougère (il parait que ça se mange) mais aussi un peu beurre, noisette, viennoiserie (typique bourgogne blanc). Minéral, pierre à fusil.
- En bouche : attaque souple, très onctueux, assez gras, un peu d'amertume en fin de bouche qui rappelle le noyau d'abricot. L'acidité retombe très vite. Le vin est un peu court.
- Les tannins se fondent, passe de l'âpre au velouté
- La couleur passe du rouge violet à l'orangé
- L'alcool et l'acidité ne bougent pas. Il est donc très important que l'équilibre soit trouvé au départ. Un vin avec peu d'acidité ne pourra pas évoluer longtemps.
- L'amertume évolue un peu
- Les arômes évoluent et changent au fur et à mesure, allant du fruits frais aux fruits compotés, puis les arômes musqués ou boisés.
- A l'oeil : jaune paille, limpide, brillant, très beau, belles larmes (sic)
- Au nez : très expressif, boisé, fumé, résiné, balsamique. Un peu de fruits exotiques, ananas. Assez épicé, gingembre. S'ouvre sur de la prune, mirabelle.
- En bouche : attaque peu aggressive, gras, bien équilibré. On retrouve les arômes de bois. Une bonne amertume qui lui confère une bonne longueur. Plus minéral que le précédent.
- A l'oeil : rouge léger, un peu brique, limpide (on voit nos doigts au travers) et je vous le donne en mille, "de belles larmes" :-)
- Au nez : puissant, boisé, grillé, animal, fourrure, foxé. Un peu feuille de tabac. Également très fruits noirs, cassis, griotte. Épicé, réglisse.
- En bouche : vin puissant, pas trop charnu ni charpenté. Très long en bouche. A faire veillir 5 ou 6 ans.
- A l'oeil : robe un peu plus intense, rubis, et.... de belles larmes bien sûr !
- Au nez : assez puissant, brûlé, torrefaction, bois de santal, un peu animal, peu de fruits, un peu cachou, épicé. S'ouvre vers plus de fruit.
- En bouche : tanins plus fondus, très puissant sur tous les aspects. Le vin est trop jeune. Il est encore déséquilibré et "tire dans tous les sens". Il manque un peu de patine. A laisser vieillir 5 ans.
Et maintenant, je pose la question qui nous brûle tous les lèvres : existe-t-il un vin sans "belles larmes" ? Un court sur pattes, un petit joyeux ?
