samedi 4 décembre 2010

6e dégustation (8/12/2010)

Les vins d'Alsace

Merci Antoine pour les photos.

Si quelqu'un veut bien m'envoyer les descriptions, ce serait parfait.





5e dégustation (01/12/2010)

Les Côtes du Rhône
L'appellation s'étend de Vienne (au sud de Lyon) jusqu'à Avignon.  On y trouve 2 grands terroirs :
  • Septentrional : une région étroite, de côteaux, comme la Bougogne. Les vins rouges sont 100% à base de Syrah, ce qui donne des vins charpentés, alcooleux, très fruits noirs et épices. On y trouve des vnis d'exception comme la Côte Rotie (rouge, Syrah) ou le Coudrieu (blanc, Viognier).
  • Méridional : une région qui s'étend sur tout le détruit du Rhône, de Nîmes au Luberon. Les vins rouges sont des assemblages de cépages multiples (Syrah, Carignan, Grenache Noir, ...). Le point d'orgue est le Chateauneuf-du-Pape qui peut allier jusqu'à 13 cépages. On y trouve également des vins doix naturels comme certains Rasteau ou le Muscat de Beaume de Venise.
Le mistral confère un air sain et sec à toute la vallée qui permet au raisins d'être moins sujet aux maladies liées à l'humidité.

Epampage (en mai) : période pendant laquelle on enlève les pampes (branches en trop, rejets au bas des ceps de vigne). On régule ainsi les vignes de sorte à ce qu'elles donnent 5 à 7 grappes au lieu d'une vingtaine. On assure ainsi un raisin de bonne qualité (concentration) par une agriculture régulée.

Plus d'info : voir les antisèches de Sophie :-)

1. Domaine Combier, Crozes Hermitage blanc, 2008 (15€, 12.5°)
  • A l'oeil : jaune paille, reflets gris verts, argentés, limpide, brillant, quelques larmes
  • Au nez : moyen (un peu sur la réserve...), coin, pomme, poire, ananas (typique du Viognier), des notes miélées, aubépine, angélique confite (éq. rhubarbe), un peu graines de fenouil
  • En bouche : attaque légère, belle amertume, onctueux, gouleyant mais pas très long. On ressent une pointe de pomme à cidre en fin de bouche, typique d'un vin bio qui garde toujours quelques imperfections.
  • Accords : chèvre frais, charcuterie maigre, viande blanche, truite aux amandes,...

    2. Guigal, Côte du Rhône blanc, 2009 (6€, 13.5°)
    • A l'oeil : pâle, jaune clair, un peu gris vert, assez terne. Très brillant et limpide. De belles larmes.
    • Au nez : un peu plus expressif, citron, très floral, iris, mimosa, un nez assez frais et croquant, acidulé.
    • En bouche : attaque assez présente, très lourd, puissant, onctueux, belle amertume, plus long en bouche, harmonieux.




        3. Domaine de l'Oratoire Saint Martin, Réserve des seigneurs, Cairanne rouge, 2008 (14°)
        • A l'oeil : robe grenat, opaque dense, profonde, intense (typique d'un vin jeune), belles larmes.
        • Au nez : expressif, cerises à l'eau de vie, fruits noirs, épicé, réglisse, empyreumatiques, floral
        • En bouche : comme un primeur, pied de cuve. Du tanin et de l'acidité mais très dispersé et peu construit. A boire dans 3 ans.


          4. Guigal, Côte du Rhône rouge, 2006 (6€, 13.5°)
          • A l'oeil : belle robe, très intense, rouge tuilée, pemlure d'oignon, presque brique, très belles larmes.
          • Au nez : assez présent, suave. Animal, fourrure, balsamique, épicé, reglisse, fruits noirs, figues sèches.
          • En bouche : puissant, très tannique, velouté, acidité faible, très amer, bonne longueur. Très représentatif des Côtes du Rhône.

          samedi 27 novembre 2010

          Quatrième dégustation (24/11/2010)

          Les vins de Bourgogne
          Le vignoble de Bourgogne se situe dans la vallée de la Saone, entre Dijon et Mâcon.  Il faut également y ajouter quelques micros terroirs comme Chablis.

          4 grands terroirs de Dijon à Mâcon :
          • Côte de Nuits : la région des grands vins rouges (Gevrey Chambertin, Vosne Romanée, Nuits Saint-Georges...)
          • Côte de Beaune : les meilleurs blancs de Bourgogne.
          • Côte Chalonnaise
          • Le Maconnais
          En dessous, on trouve le Beaujolais.
          40% des AOC françaises sont concentrées en Bourgogne.

          Cépages :
          • Rouges : le pinot noir
          • Blancs : le chardonnay
          Classements des Bourgognes
          Autrefois, ces vignobles étaient entretenus par des religieux. Ils avaient le savoir faire du vin et c'est eux qui cultivaient, élevaient et stockaient. Au fur et à mesure des années, ils ont cadastré la région en mettant en valeur les parcelles donnant des grands vins. Ce découpage a donné naissance à la classification en grands crus et premiers crus de Bourgogne.
          En résumé, on trouve par ordre croissant :
          • Les appellations régionales : Bourgogne
          • Les appellations communales : Chablis, Gevrey-Chambertin
          • Les appellations communales 1er cru : Chablis 1er Cru
          • Les appellations communales 1er cru et climat : Chablis 1er Cru les Vaillons
          • Les appellations communales Grand Cru : Chablis Grand Cru
          • Les appellations communales Grand Cru et climat : Chablis Grand Cru Bougros
          Un climat est un lieu-dit, une parcelle, qui a été remarqué pour le vin particulier qu'elle produit. Les parcelles sont délimitées par des murs.
          Les deux critères les plus importants pour différencier les Bourgognes sont le terroir (appellation/climat) et le vinificateur.

          >> En savoir plus


          Le mythe : la Romanée Conti
          C'est le vin mythique de Bourgogne, intouchable de part son prix mais surtout l'excès de demande (milliardaires du monde entier, la restauration de luxe...). Sa production est tellement faible qu'elle s'achète dans une caisse de 12 grands vins de Bourgogne qui ne contient qu'une bouteille de Romanée Conti.

          Gamme de prix
          Le vin de Bourgogne ne supporte pas la médiocrité. Souvent, il faut mettre le prix pour obtenir quelque chose de réellement agréable, aux alentours de 20 à 30 euros.

          1. Rully 1er Cru Rabourcé, de Jaeger Defaix, 2006 (environ 20€, 13°)
          • A l'oeil : robe soutenue, jaune paille tirant au verdâtre, très brillant, reflets argentés et des larmes !
          • Au nez : nez discret, agrumes, citronnelle, avec une point anisée, crosse de fougère (il parait que ça se mange) mais aussi un peu beurre, noisette, viennoiserie (typique bourgogne blanc). Minéral, pierre à fusil.
          • En bouche : attaque souple, très onctueux, assez gras, un peu d'amertume en fin de bouche qui rappelle le noyau d'abricot. L'acidité retombe très vite. Le vin est un peu court.
          A savoir sur le vieillissement du vin :
          • Les tannins se fondent, passe de l'âpre au velouté
          • La couleur passe du rouge violet à l'orangé
          • L'alcool et l'acidité ne bougent pas. Il est donc très important que l'équilibre soit trouvé au départ. Un vin avec peu d'acidité ne pourra pas évoluer longtemps.
          • L'amertume évolue un peu
          • Les arômes évoluent et changent au fur et à mesure, allant du fruits frais aux fruits compotés, puis les arômes musqués ou boisés.
          2. Pouilly Fuissé, Cuvée des Murgers de Roger Lassanat, 2007 (12€HT chez Metro, 13°)
          • A l'oeil : jaune paille, limpide, brillant, très beau, belles larmes (sic)
          • Au nez : très expressif, boisé, fumé, résiné, balsamique. Un peu de fruits exotiques, ananas. Assez épicé, gingembre. S'ouvre sur de la prune, mirabelle.
          • En bouche : attaque peu aggressive, gras, bien équilibré. On retrouve les arômes de bois. Une bonne amertume qui lui confère une bonne longueur. Plus minéral que le précédent.
          3. Morey Saint-Denis de Manuel Olivier, 2006
          • A l'oeil : rouge léger, un peu brique, limpide (on voit nos doigts au travers) et je vous le donne en mille, "de belles larmes" :-)
          • Au nez : puissant, boisé, grillé, animal, fourrure, foxé. Un peu feuille de tabac. Également très fruits noirs, cassis, griotte. Épicé, réglisse.
          • En bouche : vin puissant, pas trop charnu ni charpenté. Très long en bouche. A faire veillir 5 ou 6 ans.




          4. Givry 1er Cru Clos Marceaux (Monopole), Domaine Laborbe-Juillot, 2008 (15€HT, 13.5°)
          • A l'oeil : robe un peu plus intense, rubis, et.... de belles larmes bien sûr !
          • Au nez : assez puissant, brûlé, torrefaction, bois de santal, un peu animal, peu de fruits, un peu cachou, épicé. S'ouvre vers plus de fruit.
          • En bouche : tanins plus fondus, très puissant sur tous les aspects. Le vin est trop jeune. Il est encore déséquilibré et "tire dans tous les sens". Il manque un peu de patine. A laisser vieillir 5 ans.


          Et maintenant, je pose la question qui nous brûle tous les lèvres : existe-t-il un vin sans "belles larmes" ? Un court sur pattes, un petit joyeux ?

          samedi 13 novembre 2010

          Troisième dégustation (10/11/2010)

          Les vins du Bordelais

          Bordeaux est une des plus anciennes régions viticoles de France, après la méditerranée. De part sa position et son port, elle a pu rayonnée sur l'Europe et gagner très rapidement en notoriété.




          Les grandes régions :
          • Le Médoc (rive gauche) : on y trouve des vins rouges, puissants, taniques, de garde. Ils sont faits d'assemblage de merlot (rond, gourmand), cabernet franc et cabernet sauvignon (charpenté).
          • Graves (rive gauche, sous Bordeaux) : principalement des blancs mais aussi des rouges (comme le fameux Haut Brion). Les blancs sont des assemblages de sauvignon, semillon et muscadelle. Les rouges sont des assemblages similaires aux médocs.
          • Sauternet : les blancs liquoreux, à base de semillon.Des arômes de fleurs jaunes, miel, fruits confis... Ils sont réalisés à partir des pourritures nobles, à distinguer des pourritures grises. Leur récolte est donc complexe et exclusivement manuelle, grain par grain.
          • Entre 2 mers : région située entre la Garonne et la Dordogne. Elle produit des blancs friands, acides. Son sol très fertile produit finalement en trop grosse quantité et donc des vins peu concentrés et moins riches.
          • Libournais (Rive Droite) : essentiellement des rouges à base de merlot. Cette région est constituée de beaucoup de petites AOC comme les célèbres Pomerol ou Saint Emilion. On t trouve des vins prestigieux (Petrus, Cheval Blanc, Ausone...). Du fait du cépage, les vins sont suaves, ronds, souples. Ils sont buvables plus jeunes que les vins de la rive gauche.
          • Côte de Bourg et Côte de Blaye : en remontant vers l'estuaire sur la rive droite, on trouve ces petites appellations.
          Les vins de Bordeaux de la rive gauche ont un classement depuis 1855. Il est totalement immuable étant donné les enjeux économiques.
          Saint Emilion dispose également de son propre classement depuis 1973 (Grand Cru Classé A, Grand Cru Classé B, Grand Cru)
          Enfin, la région de Bordeaux s'est également doté d'un classement plus global : crus bourgeois supérieurs, crus bourgeois, bordeaux supérieurs, bordeaux.

          La dégustation

          1. Chateau Martinon, Entre deux mers, 2009 (5€, 12,5°)
          • A l'œil : limpide, moyen. Il est jaune paille avec des reflets argenté. Brillant, étincellant. Et comme toujours, de belles larmes...
          • Au nez : expressif, un peu groseille qui pique ? En tout cas, très agrumes, pamplemousse, ananas, limite citron. Il s'ouvre peu à peu vers la prune.
          • En bouche : un peu d'acidité, pas trop vive. Il est assez onctueux mais très court. Il laisse une petite amertume.
          En somme, c'est un vin facile en boire, sans grand défaut. Il s'accordera bien avec fromages de chèvre, viandes blanches, poisson vapeur.



          2. Chateau de Fonréaud, Bordeaux (Listrac Medoc blanc), Le Cygne, 2009 (15€)
          Tous les châteaux de rive gauche se réserve une petite parcelle de blanc, à l'origine pour la consommation personnelle.
          • A l'oeil : moyennement limpide, très brillant, jaune paille un peu vert, de belles larmes.
          • Au nez : pas trop intense, boisé, résiné, musqué, pipi de chat (influence du sauvignon) mais aussi agrumes et un peu poires séchées. Une pointe de fruits exotiques.
          • En bouche : bonne attaque acide, belle ampleur, rond, gras, belle longueur. Les arômes ressortent bien en bouche. C'est un vin bien équilibré.
          On pourrait le qualifier de vin aristocratique : puissant mais délicat.



          3. Château Jean Faure, Saint Emilion Grand Cru, 2006 (13°)
          Vin produit par Olivier Decelle, ancien PDG de Picard. Il produit également Mas Amiel.
          • A l'œil : soutenu, grenat, huilé (pelure d'oignon), limpide, belles larmes.
          • Au nez : un bouquet très suave, fruits noirs, épices, fruits secs, un peu sous bois, feuille morte.
          • En bouche : ample, souple, présent, assez fin et féminin, très soyeux.






          4. Chateau Robin, Côtes de Castillon, 2005 (10€ chez C&C)
          Très médaillé.
          • A l'œil : cerise noire, profond, rouge intense, alcooleux ("des jambes froufroutantes")
          • Au nez : expressif, mûre, fruits noires, un peu vernis à ongle (accents d'acetyl)
          • En bouche : très puissant, acide, tannique.
          En conclusion : un vin bien équilibré : musclé et délicat.






          5. Chateau Fourcas Dupré, Listrac Medoc, 2005 (12€, 13°)
          • A l'œil : grenat évolué, notes de cerise, belles larmes
          • Au nez : peu expressif, des arômes brûlés, goudron chaud, fruits noirs
          • En bouche : s'exprime, prend toute la bouche, un peu râpeux mais va se fondre avec le temps, alcool en fin de bouche, va devenir harmonieux et s'assouplir.
          Ce vin peut vieillir 10 ans...








          Admirez cette belle ambiance studieuse :

          samedi 16 octobre 2010

          Seconde dégustation (6/10/2010)

          Découverte de la région du Languedoc/Roussilon

          Cette région en renouveau depuis 20 ans se distingue par ses jeunes vignerons qui veulent s'affranchir des règles de l'AOC afin de proposer des vins de pays originaux et au plus proche du terroir.
          Les vins de cette région sont très souvent des assemblages de différents cépages. On retrouve entre autres du syrah (arômes épicés et puissants), du grenache noir (souvent dans les vins doux), du carignan, du cinsault...

          Limoux de la cave de Sieur d'Arques, Toques et Clochers, Haute Vallée, 2008 (11€)
          • A l'oeil : jaune paille avec quelques petites pointes vertes (vin un peu jeune), brillant, de jolies larmes charnues (signe d'un vin alcooleux)
          • Au nez : expressif. On perçoit agrumes, pamplemousse, boisé, résineux.
          • En bouche : une attaque acide souple, lourd, gras, rond, charnu, onctueux, une amertume masquée, bonne longueur.
          • Accords possibles : pas de crustacé (pas assez d'acidité), poisson gras (lotte), viandes blanches
          Côte du Roussillon, Domaine Sarda-Malet, Cuvée Terroir Mailloles, 2004 (14€)
          • A l'oeil : intense, doré, limpide et brillant, belles larmes qui redescendent lentement
          • Au nez : discret, miel, fleur blanche, acacias, fruits secs, beurre frais, poire tapée de Tour, pate de coing, ananas / fruits exotiques, épicé (oriental)
          • En bouche : pas d'acidité, gras charnu, long
          • Accords possibles : porc à l'ananas
          Corbières (rouge), Chateau La Voulte-Gasparets, 2007 (8,5€)
          • A l'oeil : dense, profond, rouge grenat, légère teinte de pelure d'oignon, beaucoup de larmes
          • Au nez : présent, tabac, café, animal, viande, clou de girofle, réglisse, épice doux, pruneau, cassis
          • En bouche : souple, plus amer qu'acide, accroche un peu, manque de chair, assez court. Peut être est il déjà trop vieux...
          Faugères, Abbaye de Sylva Plana, La Closeraie, 2008 (7,80€, 14,5°)
          • A l'oeil : très dense, profond, rouge grenat
          • Au nez : élégant, subtil, cassis, clou de girofle, épices
          • En bouche : acide, alcooleux, amer, puissant et assez long. Bref, un vin puissant et équilibré.
          • Accords : gibiers, boudin, camembert, livarot, pot au feu, ...
          Minervois-La-Livinière, Chateau Laville Bertrou, 2007 (9,50€)
          • A l'oeil : très profond, encre, grenat violacé, larmes en pagaille
          • Au nez : puissant, très framboise, pain d'épice
          • En bouche : ample, construit, très velouté, riche, souple
          • Coup de cœur personnel

          Première séance (22/09/2010)

          Découverte de 5 vins dont un Meursault. Dès que je retrouve mes notes, je vous en dirai plus. En tout cas, ça démarre sous de bons "hauspices"...