dimanche 13 février 2011

Soirée d'adieu pour Sophie (9 février 2011)

Ça se passait chez "Mon oncle vigneron", rue Rebeval. Malheureusement, je n'y étais pas ! Si quelqu'un veut écrire quelques lignes sur cette soirée qui semblait pour le moins... bien arrosée !

9e dégustation (2 février 2011)

Les vins de Loire
Le Val de Loire est une région si étendue qu'elle présente des caractères et des terroirs très différents des uns des autres. Seul point commun en fin de compte... la Loire.

Pour tout savoir sur les vins de Loire.

En résumé
  • Le pays nantais : du gros plan et que des blancs. Il produit des vins jeunes et vifs tout indiqués pour les fruits de mer.
  • Anjou : de nombreux VND, fabriqué par la technique de la pourriture noble, comme la Savennière.
  • Saumur : principalement des vins rouges. C'est également dans ce terroir que l'on trouve les vins de Vouvray et Montlouis dont la particularité est de ne pas savoir si le vin sera doux, sec, plat ou pétillant à l'avance. Tout dépend des conditions de récolte.
  • Sancerre : blanc, rouge et rosé.
  • Autour du Loir : des blancs et des rouges peu connus et très bons (à découvrir d'urgence d'après Sophie :-)
Les rouges sont souvent à base de cabernet franc. Ce cépage est difficile à travailler. En cas de ratage, le vin tourne trop au végétal, au poivron vert...

1. Les Clissages d'Or, Muscadet, Sèvres et Maine sur Lie, 2009 (5,40€)
L'élevage sur lie consiste à laisser les sédiments de la fermentation dans la barrique. Elle renforce les arômes. Certaines appelations pratiquent le batonnage sur lie, à savoir le remuage de la lie dans la barrique.
  • A l'oeil : très brillant (signe d'acidité), limpide, jaune pâle
  • Au nez : très expressif, exubérant, poire, coing, melon jaune, anisé, fenouil, agrumes, limonade, chèvrefeuille en mai
  • En bouche : attaque franche, un peu d'amertume, un peu de volume et de corps (une point de sucre), court en bouche (3 caudalies)


    2. Chateau de Fesles, Anjou blanc, 2008 (14°, 7,95€)
    • A l'oeil : moins pâle, plus verdâtre, brillant
    • Au nez : expressif, plus élégant, citron, pipi de chat, agrume, buis, animal, musqué
    • En bouche : super gras et généreux, fort, bonne longueur
    Bu en dégustant un top plateau de fromages : brie de melun, valancay, tapinette (?)






    3. Les Pénitents, Alphonse Mellot, Vin de pays Chardonnay (Sancerre), 2007 (13°, 9,95€)
    • A l'oeil : intense, jaune vert, billant
    • Au nez : assez expressif, boisé, acide lactique, yaourt nature (la paranthèse malolactique : d'habitude on la bloque en blanc et on la garde en rouge... sauf apparemment sur ce vin), agrumes
    • En bouche : puissant, plus structuré, bonne acidité et amertume.
    Particulièrement apprécié des dégustateurs, je ne l'ai personnellement pas préféré au précédent.


    4. La Combe des Fées, Saumur Champigny, Domaine Lena Filliatreau, 2008 (12,5°, 7,90€)
    • A l'oeil : belle robe rubis foncée, violacée, belles larmes (ça faisait longtemps...)
    • Au nez : puissant, foxé, verdure, fougère froissée, bourgeons de cassis (devinez qui à trouvé pour les deux derniers arômes)
    • En bouche : puissant, long, acide, un rapeux restant velouté



      5. Paul Buisse, Chinon, 2009 (12°, 5,61€)
      • A l'oeil : pourpre foncé
      • Au nez : poivron vert (mauvais point), poivre vert (je me demande comment il est arrivé celui là, il est étrangement proche de précédent phonétiquement), caillou cassé, crayeux, fruits noirs
      • En bouche : assez doux, tanins fondus, une pointe de vanille, un peu trop astringent





        Et voilà, c'était la dernière de Sophie. Elle sera remplacée le 2 mars par Davina pour une session sur les Vins du Sud Ouest. Arrivera-t-elle à placer la barre aussi haute que la poire tapée de tour, la pierre à fusil, les bourgeons de cassis, le cuir de Russie, le silex brûlé...
        Pour finir, les photos de classe :







        lundi 31 janvier 2011

        8e dégustation (26 janvier 2011)

        Les vins de dessert

        Il existe deux types de vins de desserts : les VDN et les VND !

        Les VDN
        Les vins doux naturels sont obtenus en ajoutant de l'alcool pur (96.5°) avant la fin de la fermentation pour conserver un certain niveau de sucre. On appelle ça le mutage.
        Le dosage du sucre est mesuré avec un mustimètre.
        Ce procédé permet d'obtenir des vins sucrés avec un taux d'alcool compris entre 15 et 18°.
        Dans le cas du Mas Amiel, une fois le vin muté, il est mis à vieillir en bonbonnes à l'air libre, exposé à tous les aléas du temps.
        En rouge : les Maury, Bagnuls, Rasteau
        En blanc : les Muscat, Doré, Bagnuls blancs

        Les VND
        Les vins naturellement doux sont réalisés avec des raisons très sucrés. La levure ne consommant pas tout le sucre, le vin obtenu garde un taux de sucre supérieur aux vins secs. Ces vins oscillent entre 12 et 14°.
        3 procédés :
        • Les vendanges tardives, comme les vins de glace.
        • Les vins de paille : les raisons ne sont pas pressés tout de suite. On les laisse reposer un certain temps sur lit de paille. Ils se déshydratent et concentrent leurs sucres.
        • La pourriture noble : cette méthode implique un élevage compliqué pendant lequel le raisin doit être particulièrement surveillé pour faire disparaitre les pourritures grises au profit des pourritures nobles. En moyenne, on n'obtient qu'une bouteille pour un pied de vigne.
        A noter : les vins liquoreux peuvent être conserver très longtemps. Le sucre leur permet une très longue garde.

        NDR : les 4 premiers vins sont des blancs, le dernier un rouge.

        1. Coteau du Layon, Vaillant, le temps des vignes, Le Pont Martin, 2008 (13°)
        Composé de chenin blanc (notes de fleur blanche, miélée)
        • A l'oeil : belle densité, jaune doré, vieil or, brun chataigne, limpide et bien brillant, de belles larmes (of course) et un disque bien épais
        • Au nez : expressif, miel, agrumes confits, écorce d'orange, kumquats confits, abricots secs, un peu d'acidité. En somme, un nez complexe.
        • En bouche : vif, fringuant, pas trop gras, assez équilibré en acidité et amertume et une bonne longueur.
        • Accompagne : les tartes aux mirabelles, abricots, tartes tatins, fromages et glaces...
        NDR : moi qui ne courre pas après les vins sucrés, celui ci n'est pas excessif. A mon sens, le meilleur de la soirée :-)

        2. Château Grand Chemin, Bellingard, Monbazillac, 1997 (13.5°)
        Vin à base de semillon (80%), sauvignon (10%) et muscadelle (10%)
        • A l'oeil : belle intensité, encore plus doré, jaune, limpide et brillant
        • Au nez : présent, champignon de Paris, sous-bois, animal, mentholé, camphré, baume du tigre, pipi de chat
        • En bouche : très sucré, relevé par l'acidité, crémeux, opulant, généreux, caramel brûlé, une bonne amertume




          3. Château de Jau, Cazes de Penne, Muscat de Rivesaltes, 1998 (15°)
          • A l'oeil : intense, limpide, doré brun
          • Au nez : menthe (inédit !), genépi, aromates, angélique confite, gingembre, miel
          • En bouche : très sucré, mais pas trop gras, thé à la menthe, un peu amaretto







            4. Vin de paille, Côte du Jura, 2000 (14, 5°)
            En bouteille de 37.5cl
            • A l'oeil : ambre, limpide et brillant
            • Au nez : présent, noix, prune, pruneau, veille barrique, kirch, guignolé, bois, cognac
            • En bouche : pas trop rond, très prune, puissant et fruité, sauvage, long






              5. Mas Amiel, 10 ans d'age (16°)
              Vin rouge, obtenu par solera (mode de vieillissement : en bonbonnes au soleil...)
              • A l'oeil : très profond, opaque, encre, brique, pelure d'oignon, tuilé
              • Au nez : puissant, torréfaction, empyreumatiques, silex brûlé, goudron chaud, animal, brou de noix
              • En bouche : cerise, très puissant, fondu... et à ce stade de la dégustation hic !




               
              Vive la reine !



                  mardi 11 janvier 2011

                  7e dégustation (5 janvier 2011)

                  Les champagnes

                  Une des dernières séances avec Sophie qui partira pour le Danemark prochainement. Nous faisons donc la connaissance de Davina qui la remplacera pour le reste de l'année.

                  La région de Champagne est la plus septentrionale des régions viticoles françaises. On y trouve essentiellement des vins blancs pétillants. L'appellation est réservée à la région, même si de nombreuses autres vignobles produisent des vins blancs pétillants par la méthode champenoise. Notamment, les crémants...

                  Cette méthode fut découverte par un moine, désormais célèbre : Dom Perignon.

                  Le vignoble s'étend sur la Marne, l'Aube, l'Aisne, la Haute Marne, la Seine et Marne. Malgré son étendu, la production reste insuffisante par rapport à la demande.

                  On y trouve également un vin rouge, sous l'appellation Bouzy, en pinot noir.

                  Les champagnes utilisent trois cépages :
                  • Le pinot noir (raisin noir)
                  • Le pinot meunier (raisin noir)
                  • Le chardonnay (raison blanc)
                  La région se décompose en 4 terroirs :
                  • La Montagne de Reims : on y retrouve les plus grandes marques.
                  • La Vallée de la Marne
                  • La Côte des Blancs (où évidemment l'on produit les meilleurs blancs de blancs)
                  • La Côte de Bar (avec la fameux rosé de Riceys, néanmoins les champagnes y sont moins reconnus).
                  Les champagnes sont de trois types :
                  • Blanc de blanc : produit à partir de chardonnay uniquement
                  • Blanc de noir : produit à partir d'un pinot
                  • Assemblages des 3 cépages
                  Les champagnes sont souvent des vins minéraux. Leur vinification est très particulière. Les cépages sont vinifiés séparément puis assemblés entre eux et sur des années différentes. Les champagnes millésimés sont des champagnes d'exception, réservés à des récoltes d'exception.

                  On classe les champagnes comme suit :
                  • BSA : Brut Sans Année
                  • 1er cru
                  • Grand cru
                  La technique d'élevage est évidemment très particulière :
                  • La mise en bouteille, avec liqueur de tirage. Cette levure produira une nouvelle fermentation et la production de gaz carbonique. Les bouteilles vont monter jusqu'à 6 bars de pression.
                  • Le remuage : les bouteilles sont ensuite tournées quotidiennement pour faire descendre les sédimentations proche du bouchon.
                  • Le dégorgement : le haut du bouchon est ensuite gelé pour extraire les sédiments.
                  • Le dosage : les bouteilles sont ensuite complétées avec du champagne et de la liqueur d'expédition qui fixera le taux de sucre. Cette phase fixe également le pétillant du vin.
                  Selon le taux de liqueur d'expédition, on obtient des vins :
                  • doux (8 à 15%)
                  • demi sec (5 à 8%)
                  • sec (3 à 5%)
                  • brut (1 à 3%)
                  • extra brut ou non dosé (<1%)

                    Champagne Yves Louvet, BSA de la Vallée de la Marne, Cuvée de sélection (13€)
                    • A l'oeil : intensité moyenne, jaune paille virant au gris, bulles fines, couronne de bulles presque inexistante
                    • Au nez : fruits exotiques, poires, agrumes, une pointe d'acide lactique (yaourt)
                    • En bouche : acidité marquée, pétillance fondue, de la fraicheur et du volume. Une bonne longueur.


                      Champagne Soutiran, Brut 1er cru, Alexandre (19€)
                      • A l'oeil : même robe, plus pâle ou plus dorée (apparemment jury très partagé...)
                      • Au nez : fruits secs, beurré, un peu épicé (tilleul, foin coupé)
                      • En bouche : plus équilibré, plus long. Le plus apprécié de la dégustation.







                        Champagne Le Noble, blanc de blanc grand cru, Vallée de la Marne (24€)
                        • A l'oeil : un peu plus intense, doré clair, or blanc
                        • Au nez : beurre, gras, fruits à noyau (abricot, mirabelle), miel, aubépine, poire sèche, figue sèche, fleurs blanches. Suave.
                        • En bouche : un peu sec, trop pétillant, assez court, aromatique, amer en fin de bouche. Décevant.




                          Champagne Sélèque 2005 (14€ au lieu de 28€, don de Marielle merci !)
                          • A l'oeil : bulleux, paille, doré
                          • Au nez : ténu, proche du Soutiran, beurré, patisserie, caramel, beurre salé, crème fraiche, pas d'agrume.
                          • En bouche : très sec, bonne longueur, pétillance marquée







                            Champagne Le Noble rosé, Brut 2005
                            • A l'oeil : rosé, pelure d'oignon clair, cuivré
                            • Au nez : animal, foxé, pipi de chat, buis
                            • En bouche : court, acidité marquée, un peu vert. Pas terrible...








                              Personnellement, je ne suis pas très champagne. Du coup, j'ai surtout apprécié les victuailles apportées par tous et notamment la galette qui était excellente. Merci !

                              samedi 4 décembre 2010

                              6e dégustation (8/12/2010)

                              Les vins d'Alsace

                              Merci Antoine pour les photos.

                              Si quelqu'un veut bien m'envoyer les descriptions, ce serait parfait.





                              5e dégustation (01/12/2010)

                              Les Côtes du Rhône
                              L'appellation s'étend de Vienne (au sud de Lyon) jusqu'à Avignon.  On y trouve 2 grands terroirs :
                              • Septentrional : une région étroite, de côteaux, comme la Bougogne. Les vins rouges sont 100% à base de Syrah, ce qui donne des vins charpentés, alcooleux, très fruits noirs et épices. On y trouve des vnis d'exception comme la Côte Rotie (rouge, Syrah) ou le Coudrieu (blanc, Viognier).
                              • Méridional : une région qui s'étend sur tout le détruit du Rhône, de Nîmes au Luberon. Les vins rouges sont des assemblages de cépages multiples (Syrah, Carignan, Grenache Noir, ...). Le point d'orgue est le Chateauneuf-du-Pape qui peut allier jusqu'à 13 cépages. On y trouve également des vins doix naturels comme certains Rasteau ou le Muscat de Beaume de Venise.
                              Le mistral confère un air sain et sec à toute la vallée qui permet au raisins d'être moins sujet aux maladies liées à l'humidité.

                              Epampage (en mai) : période pendant laquelle on enlève les pampes (branches en trop, rejets au bas des ceps de vigne). On régule ainsi les vignes de sorte à ce qu'elles donnent 5 à 7 grappes au lieu d'une vingtaine. On assure ainsi un raisin de bonne qualité (concentration) par une agriculture régulée.

                              Plus d'info : voir les antisèches de Sophie :-)

                              1. Domaine Combier, Crozes Hermitage blanc, 2008 (15€, 12.5°)
                              • A l'oeil : jaune paille, reflets gris verts, argentés, limpide, brillant, quelques larmes
                              • Au nez : moyen (un peu sur la réserve...), coin, pomme, poire, ananas (typique du Viognier), des notes miélées, aubépine, angélique confite (éq. rhubarbe), un peu graines de fenouil
                              • En bouche : attaque légère, belle amertume, onctueux, gouleyant mais pas très long. On ressent une pointe de pomme à cidre en fin de bouche, typique d'un vin bio qui garde toujours quelques imperfections.
                              • Accords : chèvre frais, charcuterie maigre, viande blanche, truite aux amandes,...

                                2. Guigal, Côte du Rhône blanc, 2009 (6€, 13.5°)
                                • A l'oeil : pâle, jaune clair, un peu gris vert, assez terne. Très brillant et limpide. De belles larmes.
                                • Au nez : un peu plus expressif, citron, très floral, iris, mimosa, un nez assez frais et croquant, acidulé.
                                • En bouche : attaque assez présente, très lourd, puissant, onctueux, belle amertume, plus long en bouche, harmonieux.




                                    3. Domaine de l'Oratoire Saint Martin, Réserve des seigneurs, Cairanne rouge, 2008 (14°)
                                    • A l'oeil : robe grenat, opaque dense, profonde, intense (typique d'un vin jeune), belles larmes.
                                    • Au nez : expressif, cerises à l'eau de vie, fruits noirs, épicé, réglisse, empyreumatiques, floral
                                    • En bouche : comme un primeur, pied de cuve. Du tanin et de l'acidité mais très dispersé et peu construit. A boire dans 3 ans.


                                      4. Guigal, Côte du Rhône rouge, 2006 (6€, 13.5°)
                                      • A l'oeil : belle robe, très intense, rouge tuilée, pemlure d'oignon, presque brique, très belles larmes.
                                      • Au nez : assez présent, suave. Animal, fourrure, balsamique, épicé, reglisse, fruits noirs, figues sèches.
                                      • En bouche : puissant, très tannique, velouté, acidité faible, très amer, bonne longueur. Très représentatif des Côtes du Rhône.

                                      samedi 27 novembre 2010

                                      Quatrième dégustation (24/11/2010)

                                      Les vins de Bourgogne
                                      Le vignoble de Bourgogne se situe dans la vallée de la Saone, entre Dijon et Mâcon.  Il faut également y ajouter quelques micros terroirs comme Chablis.

                                      4 grands terroirs de Dijon à Mâcon :
                                      • Côte de Nuits : la région des grands vins rouges (Gevrey Chambertin, Vosne Romanée, Nuits Saint-Georges...)
                                      • Côte de Beaune : les meilleurs blancs de Bourgogne.
                                      • Côte Chalonnaise
                                      • Le Maconnais
                                      En dessous, on trouve le Beaujolais.
                                      40% des AOC françaises sont concentrées en Bourgogne.

                                      Cépages :
                                      • Rouges : le pinot noir
                                      • Blancs : le chardonnay
                                      Classements des Bourgognes
                                      Autrefois, ces vignobles étaient entretenus par des religieux. Ils avaient le savoir faire du vin et c'est eux qui cultivaient, élevaient et stockaient. Au fur et à mesure des années, ils ont cadastré la région en mettant en valeur les parcelles donnant des grands vins. Ce découpage a donné naissance à la classification en grands crus et premiers crus de Bourgogne.
                                      En résumé, on trouve par ordre croissant :
                                      • Les appellations régionales : Bourgogne
                                      • Les appellations communales : Chablis, Gevrey-Chambertin
                                      • Les appellations communales 1er cru : Chablis 1er Cru
                                      • Les appellations communales 1er cru et climat : Chablis 1er Cru les Vaillons
                                      • Les appellations communales Grand Cru : Chablis Grand Cru
                                      • Les appellations communales Grand Cru et climat : Chablis Grand Cru Bougros
                                      Un climat est un lieu-dit, une parcelle, qui a été remarqué pour le vin particulier qu'elle produit. Les parcelles sont délimitées par des murs.
                                      Les deux critères les plus importants pour différencier les Bourgognes sont le terroir (appellation/climat) et le vinificateur.

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                                      Le mythe : la Romanée Conti
                                      C'est le vin mythique de Bourgogne, intouchable de part son prix mais surtout l'excès de demande (milliardaires du monde entier, la restauration de luxe...). Sa production est tellement faible qu'elle s'achète dans une caisse de 12 grands vins de Bourgogne qui ne contient qu'une bouteille de Romanée Conti.

                                      Gamme de prix
                                      Le vin de Bourgogne ne supporte pas la médiocrité. Souvent, il faut mettre le prix pour obtenir quelque chose de réellement agréable, aux alentours de 20 à 30 euros.

                                      1. Rully 1er Cru Rabourcé, de Jaeger Defaix, 2006 (environ 20€, 13°)
                                      • A l'oeil : robe soutenue, jaune paille tirant au verdâtre, très brillant, reflets argentés et des larmes !
                                      • Au nez : nez discret, agrumes, citronnelle, avec une point anisée, crosse de fougère (il parait que ça se mange) mais aussi un peu beurre, noisette, viennoiserie (typique bourgogne blanc). Minéral, pierre à fusil.
                                      • En bouche : attaque souple, très onctueux, assez gras, un peu d'amertume en fin de bouche qui rappelle le noyau d'abricot. L'acidité retombe très vite. Le vin est un peu court.
                                      A savoir sur le vieillissement du vin :
                                      • Les tannins se fondent, passe de l'âpre au velouté
                                      • La couleur passe du rouge violet à l'orangé
                                      • L'alcool et l'acidité ne bougent pas. Il est donc très important que l'équilibre soit trouvé au départ. Un vin avec peu d'acidité ne pourra pas évoluer longtemps.
                                      • L'amertume évolue un peu
                                      • Les arômes évoluent et changent au fur et à mesure, allant du fruits frais aux fruits compotés, puis les arômes musqués ou boisés.
                                      2. Pouilly Fuissé, Cuvée des Murgers de Roger Lassanat, 2007 (12€HT chez Metro, 13°)
                                      • A l'oeil : jaune paille, limpide, brillant, très beau, belles larmes (sic)
                                      • Au nez : très expressif, boisé, fumé, résiné, balsamique. Un peu de fruits exotiques, ananas. Assez épicé, gingembre. S'ouvre sur de la prune, mirabelle.
                                      • En bouche : attaque peu aggressive, gras, bien équilibré. On retrouve les arômes de bois. Une bonne amertume qui lui confère une bonne longueur. Plus minéral que le précédent.
                                      3. Morey Saint-Denis de Manuel Olivier, 2006
                                      • A l'oeil : rouge léger, un peu brique, limpide (on voit nos doigts au travers) et je vous le donne en mille, "de belles larmes" :-)
                                      • Au nez : puissant, boisé, grillé, animal, fourrure, foxé. Un peu feuille de tabac. Également très fruits noirs, cassis, griotte. Épicé, réglisse.
                                      • En bouche : vin puissant, pas trop charnu ni charpenté. Très long en bouche. A faire veillir 5 ou 6 ans.




                                      4. Givry 1er Cru Clos Marceaux (Monopole), Domaine Laborbe-Juillot, 2008 (15€HT, 13.5°)
                                      • A l'oeil : robe un peu plus intense, rubis, et.... de belles larmes bien sûr !
                                      • Au nez : assez puissant, brûlé, torrefaction, bois de santal, un peu animal, peu de fruits, un peu cachou, épicé. S'ouvre vers plus de fruit.
                                      • En bouche : tanins plus fondus, très puissant sur tous les aspects. Le vin est trop jeune. Il est encore déséquilibré et "tire dans tous les sens". Il manque un peu de patine. A laisser vieillir 5 ans.


                                      Et maintenant, je pose la question qui nous brûle tous les lèvres : existe-t-il un vin sans "belles larmes" ? Un court sur pattes, un petit joyeux ?